Du disco, à la new wave en passant par le reggae, le hip hop ou l’électro naissants, Grace Jones réussit à embrasser avec une élégance inégalable les tendances fortes des années 80, tout en leur inculquant un élan futuriste des plus personnel. Les graves sans fonds de sa voix, un sens du rythme et un goût certain, alliés à une plastique spectaculaire mise en scène par un mari visionnaire (Jean-Paul Goude), l'ont rendu indissociable de cet air du temps là. Elle endossait les atours iconiques de cette ère de la désillusion comme Juliette Greco portait ceux remplis d’espoir du Saint Germain des Prés d'après guerre.